Formation initiale

Diplôme d'Etat de paysagiste

Niveau de sortie Bac + 5 et plus
Admission : titres requis Modalités de sélection : concours commun externe (pour les bac+2 validé) et interne (pour les étudiants ayant suivi le cycle préparatoire d'études en paysage)
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Métier lié Paysagiste
Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles
Objectif de la formation

Conception d'espaces, diagnostic, programmation, propositions d'aménagement et de gestion, maîtrise d'oeuvre et assistance à maîtrise d'ouvrage, participation à l'élaboration des documents d'urbanisme et de planification, élaboration de stratégies ...

Ces différentes activités peuvent être assurées à différentes échelles et en différentes situations :

  • grands territoires
  • espaces naturels et sites à réhabiliter
  • espaces ruraux, agricoles et forestiers
  • espaces urbains et péri-urbains
  • gestion de l'eau et des ressources naturelles, parcs, jardins et promenades
  • infrastructures et équipements, espaces publics
  • sites touristiques, protégés, historiques

Il est attendu du paysagiste :

1- qu'il sache comprendre et interpréter les paysages, identifier les enjeux, problématiser leur devenir, apprécier différentes évolutions possibles et aider à la décision concernant les interventions ou modes d'intervention ultérieurs : gestion, projet de paysage, projet de territoire... Cet ensemble de compétences consiste à mobiliser des connaissances générales, scientifiques et techniques sur le paysage ; à poser un diagnostic (caractéristiques vues à différentes échelles, éléments stables et mutables, évolutions et dynamiques en jeu, compréhension des acteurs, enjeux et problématiques locales, situation au regard des enjeux sociétaux généraux...) à représenter et à exprimer une situation et à formuler une prospective.

2- qu'il sache transformer son diagnostic d'une situation en projet de paysage das le cadre d'une maîtrise d'oeuvre opérationnelle ; qu'il propose ainsi des évolutions possibles, en posant des problématiques et des hypothèses, en émettant des intentions et en identifiant un programme ; qu'il fasse preuve de créativité et soit en capacité de formaliser un projet en maîtrisant les différentes échelles, en intégrant les aspects techniques des solutions envisagées. Cet ensemble de compétences inclut la compréhension des principes d'ingénierie propre au paysage ; l'appréhension de sa propre place par rapport aux autres composantes de la maîtrise d'oeuvre et une capacité à la co-conception ; l'aptitude à choisir des solutions dans un objectif de soutenabilité et de durabilité ; l'intégration d'éléments dynamiques dans la conception (flux, risques, usages...) et la capacité à anticiper sur des évolutions sociales, écologiques et écologiques ; la capacité à distinguer les éléments négociables ou intangibles de son projet, à intégrer la temporalité de la mise en oeuvre dès la conception, à appréhender les outils propres à la maîtrise de la mise en oeuvre (documents contractuels, responsabilité, choix des matériels et matériaux...).

3- qu'il puisse intervenir en visant les déterminants du paysage par la voie de la planification, de l'élaboration des dispositifs de gestion, du conseil et de l'incitation, de la réglementation et de sa participation à l'élaboration de toutes les politiques susceptibles d'influer sur la dynamique des paysages : compréhension des enjeux territoriaux et du rôle du paysage ; usage des études antérieures ; conception d'un projet à grande échelle (programmation) en intégrant des considérations sociétales, techniques, matérielles, esthétiques... ainsi que les normes applicables à cette échelle ; connaissance des acteurs, des cadres et des modalités d'interventions à grande échelle (droit des sols, documents de planification et d'urbanisme, documents de gestion et de mise en valeur du patrimoine...) ; connaissance de références en ce domaine.

4- qu'il propose des actions visant la gestion des paysages, en considérant à la fois les modalités d'intervention douce et participative, comme l'accompagnement des processus de mutation et de remédiation du milieu vivant : compréhension des différents acteurs directs et de leur mode d'action sur le paysage ; appréhension de l'évolution à court, moyen et long terme d'un paysage, avec ou sans projet, selon des facteurs naturels ou sous l'effet d'interventions humaines ; appréhension des représentations et projections de différentes populations sur le paysage ; conception d'un projet de paysage, sur le temps long, consistant en diverses interventions directes sur le paysage considéré.

5- qu'il sache, au travers les méthodes acquises dans sa formation à la recherche par la recherche, enrichir ses connaissances et aiguiser ses compétences spécifiques utiles en tout exercice professionnel, notamment pour le projet de paysage, indispensable à ce niveau d'expertise et de responsabilité : construction d'une problématique particulière et développement de cette approche à partir d'un corpus et d'hypothèses d'évolution ; développement d'un argumentaire et d'une pensée sur cette problématique et traduction dans un rapport organisé ; restitution de cette approche dans un cadre scientifique et/ou auprès de publics variés ; mobilisation des compétences propres du concepteur dans le travail de recherche.

6- qu'il fasse preuve de médiation, dans tous les types d'exercice professionnel, vis à vis de tous ses interlocuteurs et des parties prenantes : société civile, responsables politiques, partenaires techniques... qu'il sache ainsi faire preuve de clarté en adaptant ses outils de communication, en explicitant la complexité et les enjeux des situations, au travers de leurs dimensions sociales, humaines, territoriales et environnemental, pour que chacun puisse connaître les objectifs des projets et, éventuellement, y intervenir ; qu'il sache négocier et faire évoluer son projet à tout moment, en restant à l'écoute des différents acteurs, en étant attentif à l'évolution d'une situation ; qu'il soit médiateur du paysage comme de ses enjeux et sache proposer des modes opératoires appropriés.

7- qu'il ait une connaissance du contexte professionnel et des éléments conformant sa responsabilité sociétale et individuelle. En particulier, il est attendu du paysagiste qu'il ait compris l'organisation de la production du paysage (maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, administration, organe de gestion, conseils...), les différentes positions qu'il serait susceptible d'y occuper ainsi que les différentes responsabilités propres en découlant ; qu'il ait une vision claire des attentes de la société à son égard et de sa responsabilité éthique ; qu'il fasse preuve de distance critique face à toute situation et face à sa propre pratique.

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