La communication visuelle englobe deux grandes familles de métiers : les métiers des industries graphiques qui sont essentiellement techniques et les métiers de la création visuelle à dominante artistique.

Les professionnels des industries graphiques fabriquent tout type de documents (livres, affiches, catalogues, emballages, tec.) conçus par les professionnels de la création visuelle. Les premiers s'appuient pour cela sur un savoir-faire pointu qu'un éventail de formations, allant du CAP au master, permet d'acquérir. Dans ce secteur on accède à des postes tels que chef d'atelier, conducteur de machines à imprimer, sérigraphe...

Panorama du secteur

Comparativement, les professionnels de la création visuelle ont des parcours plus variés et plus ouverts. Le nombre d'autodidactes diminue significativement, au profit des diplômés d'école d'art ou d'art appliqués.

designer

En plus de l’imagination il faut savoir manier tant le crayon que la souris ou le stylet de la tablette. Parmi les métiers possibles : graphiste, bien entendu, mais aussi illustrateur, designer et le nec plus ultra : directeur artistique qui gère une équipe de graphistes et apporte son style à tout type de création.

Enfin, l'informatique a contribué à la naissance de nouveaux métiers tels que l'animateur 3D qui crée des images de synthèse pour des productions audiovisuelles ou cinématographiques par exemple. Citons aussi l'infographiste, le concepteur-réalisateur multimédia... Et bien entendu le webdesigner sans lequel les sites Internet seraient d'une grande austérité et impersonnels. Signalétiques ou ergonomie de produits, les débouchés sont variés dans la communication visuelle.

Deux sites à découvrir

Pour les passionnés d'image et de communication visuelle, deux magazines en ligne à consulter :

 

Pixel Creation : disponible uniquement sur internet, cette revue présente l'actualité du secteur, les formations, les logiciels professionnels, les salons, etc. http://www.pixelcreation.fr

 

Étapes : La version internet du célèbre magazine offre un panorama très complet des tendances, des artistes qui comptent, des expos et des évènements à ne pas manquer. http://www.etapes.com

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L'industrie graphique

Dans une enquête de janvier 2017 (chiffres 2015), le CEREQ Centre d’études et de recherches sur les qualifications), l'industrie graphique regroupe 56 551 professionnels et 5 663 entreprises en France. On compte 33 % de femmes travaillent dans ce secteur. Les activités de ces établissements ont toutes à voir avec l'imprimerie : prépresse, c'est-à-dire préparation des documents à imprimer (composition, photocomposition) ; impression proprement dite (impression offset, impression numérique, sérigraphie, etc.) ; et finitions (reliure, brochage, etc.).

Selon l’IDEP (Institut de développement et d’expertise du plurimédia), la région Île-de-France concentre à elle seule 21,7 % des emplois du secteur, avec 10 129 professionnels.

Sous l'effet du développement des technologies numériques et de la mondialisation, les métiers de l'imprimerie ont beaucoup évolué au cours des 15 dernières années. À l’avenir l’imprimerie sera essentiellement portée par l’impression des livres.

 

GRAPHITEC, le salon des professionnels de la communication graphique

Ce salon qui vient d’achever sa 16e édition en 2017 a lieu tous les deux ans. Le prochain aura lieu en juin 2019. Le dernier salon avait pour thème : « De l’imprimé au multicanal ». Il s’agissait de faire un point sur les récentes innovations technologiques et l’évolution de ces différents marchés à l’horizon 2018/2022.

salonPour plus d’informations : http://www.graphitec.com/

Les entreprises artisanales et les petites entreprises ont quasiment disparu. Aujourd'hui, le marché est aux mains de grands groupes internationaux qui intègrent toute la chaîne de fabrication (prépresse, impression, finitions). Les délocalisations se multiplient. Le secteur se modernise, mais reste fortement mécanisé : les ouvriers représentent encore 1/3 de la main-d'œuvre. Il s'agit essentiellement d'ouvriers qualifiés.

Coté cadres, les entreprises donnent actuellement la priorité aux profils expérimentés. Les ingénieurs de production et les commerciaux sont les plus recherchés. Les jeunes diplômes représentent à peine 6 % des cadres recrutés.

 

La création visuelle

Plus de 182 000 personnes en France travaillent dans la création graphique. Une grande majorité exerce en Île-de France, où se situent la plupart des éditeurs, agences de conseil en communication, studios de création multimédia, etc.

Graphiste, designer, illustrateur, maquettiste, directeur artistique... La création visuelle regroupe de nombreux métiers.

Plus encore que leurs confrères de l'industrie graphique, les professionnels de la création visuelle font les frais des difficultés économiques actuelles.

graphiste

Les annonceurs communiquent moins, la presse magazine se vend mal, les éditeurs de jeux vidéo délocalisent... Avec un chiffre d'affaires en progression, le livre jeunesse et la bande dessinée font figure d'exception : une aubaine pour les illustrateurs et les maquettistes, nombreux à participer à la conception de ces supports.

La création visuelle compte une forte proportion de travailleurs indépendants. Décrocher un poste salarié est difficile, surtout pour les jeunes diplômés. De même, les rémunérations dans le secteur ne progressent guère. Le statut de micro-entrepreneur facilite les débuts d'activité des jeunes graphistes, illustrateurs ou designers, en leur permettant de créer une structure professionnelle légère, avec des charges proportionnelles à leur chiffre d'affaires.

 

S’y retrouver dans les principaux diplômes

On peut facilement se perdre dans le dédale des sigles des formations artistiques. Or vous allez les retrouver tout au long de ce dossier pour décrire les métiers présentés.

Après le bac STI2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués), vous pourrez en 3 ans obtenir un diplôme des Beaux-Arts avec le DNA (diplôme national d’art) dispensé dans l’une des 45 écoles nationales supérieures d’art en France. C’est le premier pallier pour poursuivre si l’on veut vers un DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique), en 2 ans supplémentaires qui mène à un bac + 5 et qui est également dispensé dans les écoles d’art.

dessinatrice

Le DNA et le DNSEP ont tous deux 3 options : art ; design : communication. Ensuite, suivant les écoles des mentions spécifiques sont parfois dispensées : art et scénographie ; bande dessinée ; design d'espace ; design graphique et multimédia ; images animées…

Via l’université il est possible d’obtenir à bac + 3 une licence professionnelle puis un master (bac + 5) dans le domaine des arts.

Parmi les diplômes d’arts appliqués maintenant, citons le premier niveau à bac + 2 : le DMA (diplôme des métiers d’art) qui mène ensuite au DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) de niveau bac + 4.

Notez que pour les autres spécialités de baccalauréats, il est obligatoire de passer par une année de mise à niveau en arts appliqués (MANAA) avant de rentrer dans une école d’art (voir aussi encadré plus bas). Pour aller plus loin : ANdÉA (Association nationale des écoles supérieures d’art et design publiques).

 

MANAA : attention, réforme pour la rentrée 2018 !

La MANAA est amenée à disparaître progressivement et sera remplacée par le DNMADE (diplôme national des métiers d'art et du design) un diplôme en 3 ans de niveau licence. Les conditions d'admission pour intégrer ce nouveau diplôme peuvent être consultées sur la nouvelle plateforme Parcoursup : https://www.parcoursup.fr/

Les métiers de l'industrie graphique et de l'imprimerie

Comme toutes les industries, l'industrie graphique emploie surtout des spécialistes de la production. De l'opérateur à l'ingénieur, les besoins portent sur tous les niveaux de qualification. Ces exécutants doivent parfaitement maîtriser leur domaine, qui est essentiellement technique.

Technicien(ne) de fabrication des industries graphiques

imprimeur

Le technicien de fabrication des industries graphiques est un intermédiaire entre le service commercial et l'atelier d'impression. Il établit des devis à destination des clients qui souhaitent, par exemple, imprimer des journaux, des magazines, des packagings ou des dépliants publicitaires. Puis il suit la fabrication des commandes.

Pour exercer ce métier, il faut avoir un bon sens relationnel : le technicien de fabrication est en permanence au contact de la clientèle, mais aussi des maquettistes, des éditeurs, des illustrateurs, des commerciaux, des opérateurs techniques, etc. Réactif, il surmonte rapidement les imprévus de livraison et les avaries techniques. La commande doit être livrée quoi qu'il arrive !

 

  • Sa formation: au minimum un bac + 2

Seul un diplôme de niveau bac + 2 vous permettra d'accéder directement au poste de technicien de fabrication des industries graphiques. Toutefois, avec de l'expérience, des opérateurs ou des conducteurs de machines titulaires d'un bac pro peuvent envisager d'accéder à ce poste par promotion interne.

Le BTS études de réalisation d'un projet de communication option A études de réalisation de produits plurimedia et option B études de réalisation de produits imprimés ou le BTS édition se préparent en 2 ans après un bac STD2A, STI2D, un bac S ou éventuellement un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques.femme au bureau

 

  • Où exerce-t-il?

La majorité des emplois proposés au technicien de fabrication des industries graphiques se trouvent chez les imprimeurs, qu'ils soient spécialisés dans la presse, les journaux, les magazines, ou dans des supports commerciaux (affiches, cartons, autocollants, etc.)

Les éditeurs de livres, revues et autres documents imprimés recrutent également des techniciens de fabrication.

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Chef(fe) d'atelier des industries graphiques

imprimeur

Le chef d'atelier des industries graphiques est responsable de l'impression de documents, comme des journaux, des magazines, des brochures publicitaires, etc. Il supervise la production et organise le travail d'une équipe d'opérateurs et d'agents de maîtrise.

Ce métier, peu accessible aux débutants, demande une grande polyvalence, avec des connaissances aussi bien techniques qu'en management.

Responsable de la qualité des documents imprimés, le chef d'atelier doit quotidiennement faire preuve de rigueur et perfectionnisme.

 

  • Sa formation: de bac à bac + 2

Plusieurs bacs pro en 3 ans après la classe de 3e, constitueront pour vous une première étape vers cette profession : bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques, bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option B productions imprimées, bac pro artisanat et métiers d'art option communication visuelle plurimédia, bac pro façonnage de produits imprimés, routage.imprimeur

À bac + 2. Cependant, c'est le BTS études de réalisation d'un projet de communication option A études de réalisation de produits plurimedia et option B études de réalisation de produits imprimés qui vous donne véritablement accès au métier de chef d'atelier. Il se prépare en 2 ans en lycée d'enseignement général et technologique, généralement après un bac STI2D ou S, éventuellement après le bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques.

Les autres bacheliers peuvent bénéficier d'une mise à niveau en arts graphiques d'un an pour y accéder (année de MANAA - mise à niveau en arts appliqués -, prochainement remplacée par le DNMADE).

  • Où exerce-t-il?

Les imprimeries de presse, desquelles sortent journaux et magazines, constituent un vivier d'emplois pour démarrer dans la profession. Il est aussi possible d'être recruté par les imprimeries hors presse, c'est-à-dire celles qui produisent des affiches, des imprimés ou des catalogues publicitaires.

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Conducteur(trice) de machine de finition

Le conducteur de machine de finition supervise le fonctionnement d'une machine réalisant les différentes opérations de finition de documents imprimés : découpe des feuilles, pliage, assemblage ou encore couture. Il programme la machine, puis contrôle la qualité des documents en cours de fabrication.

imprimerie

Polyvalent, le conducteur de machine de finition maîtrise à la fois les techniques traditionnelles et le façonnage réalisé par des installations automatisées à commande numérique. Son travail exige beaucoup de soin, d'habileté et de précision. Comme n'importe quel conducteur de machine industrielle, ce professionnel doit aussi être très réactif et intervenir dès qu'un problème survient au cours d'une opération pour ne pas retarder les livraisons.

 

  • Sa formation: au minimum un bac pro

L'automatisation des machines entraînant une hausse du niveau de recrutement, le bac vous sera demandé pour exercer ce métier.

Le bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques ou option B productions imprimées ainsi que le bac pro façonnage de produits imprimés, routage sont particulièrement adaptés.

 

  • Où exerce-t-il?

Les jeunes conducteurs de machine de finition sont en majorité employés dans les entreprises spécialisées dans le façonnage.

Les imprimeries hors presse, qui réalisent des affiches, des catalogues ou des imprimés publicitaires, recrutent également ce type de profil.

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Conducteur(trice) de machines à imprimer offset

imprimeur

Le conducteur de machines à imprimer offset participe à la production de documents imprimés, qu'il s'agisse de journaux ou de magazines, de livres ou d'affiches. Il règle la machine à imprimer et surveille la fabrication des documents, intervenant en cas d'incident.

Réservée aux personnes ayant une bonne perception des couleurs, cette activité exige beaucoup de soin et précision, notamment lors du réglage des machines. Il faut aussi une certaine force physique car on doit transporter de lourds rouleaux de papier. Enfin, le conducteur de machines à imprimer offset doit avoir de bons réflexes pour intervenir rapidement quand la production n'est pas satisfaisante.

 

  • Vous avez dit offset ?

L’impression offset est un type d’impression qui s’oppose à l’impression numérique (laser). L’offset se fait à l’aide d’une plaque métallique. Sur cette plaque métallique se trouve gravé le fichier à imprimer. Une solution d’encre (grasse) et d’eau (non-grasse) est envoyée sur la plaque. L’eau se sépare de l’encre et va se nicher dans les creux qui ne seront pas imprimés. L’encre, elle, se fixe sur les parties en relief à imprimer. L’offset est particulièrement recommandée pour imprimer de gros volumes (timbres, magazines, journaux, plaquettes, dépliants, catalogues, etc.

imprimeur

  • Sa formation: du bac pro au BTS (bac à bac + 2)

Vous pouvez débuter dans ce métier avec un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option B productions imprimées qui se prépare en 3 ans après la 3e. Ce diplôme vous permet d'accéder à des emplois de techniciens conduisant des machines complexes.

À bac + 2. Le BTS études de réalisation d'un projet de communication option B : études de réalisation de produits imprimés se prépare en 2 ans après un bac S ou un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option B productions imprimées, ou éventuellement après un bac pro artisanat et métiers d'art option communication visuelle plurimédia ou un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques. Il vous permet de gérer des équipes.

 

  • Où exerce-t-il?

Les imprimeries de presse, où sont fabriqués journaux et magazines, tout comme les imprimeries de livres, constituent les débouchés traditionnels pour les conducteurs de machines débutants. L'imprimerie hors presse, c'est-à-dire celle qui concerne les affiches et les documents publicitaires, propose aussi des postes aux débutants.

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Opérateur(trice) de système texte-image

L'opérateur de système texte-image est un professionnel de l'imprimerie. Travaillant sur ordinateur, il prépare les documents en vue de leur impression, qu'il s'agisse de photos, de dessins, de textes, de schémas. Il les organise en fonction des directives du maquettiste, effectue des retouches (corrections d'orthographe, traitement scanner des images fournies), procède à la mise en page, puis au flashage.

 

  • Vous avez dit flashage ?imprimeur

Le flashage consiste à produire, à partir de fichiers numériques, ce que l’on appelle des « films », étape intermédiaire nécessaire à la fabrication de documents imprimés.

Du soin qu'apporte l'opérateur de système texte-image à la préparation de ses documents, à leur numérisation et au flashage des films, dépend la qualité de l'impression. Ce métier implique d'avoir une très bonne acuité visuelle, notamment une bonne appréhension des couleurs.

L'opérateur de système texte-image assure des tâches très techniques. Cependant, sa sensibilité artistique est aussi sollicitée au quotidien.

 

  • Sa formation: bacs pros recherchés

La modernisation du secteur a entraîné la création de postes qualifiés : les bacs pro sont actuellement les profils les plus recherchés.

Vous pouvez préparer un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques, un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option B productions imprimées ou un bac pro artisanat et métiers d'art option communication visuelle.

À bac + 2. En 2 ans après le bac, vous pouvez préparer un BTS études de réalisation d'un projet de communication option B : études de réalisation de produits imprimés. Ce diplôme vous permet d'accéder à des emplois plus qualifiés de la chaîne d'impression ou de progresser plus rapidement dans l'entreprise.

L'école de l'image Gobelins propose une formation de concepteur réalisateur graphique en contrat de professionnalisation. Elle dure 10 mois et s'adresse aux étudiants issus d'une formation en arts graphiques.

 

  • Où exerce-t-il?

designer

La majorité des emplois se trouvent chez les imprimeurs, qu'ils soient spécialisés dans la presse, le livre ou fabriquent des supports commerciaux comme les affiches, les cartons, les brochures ou les dépliants.

Les éditeurs recrutent également des opérateurs de système texte-image pour leurs studios de flashage.

Certaines entreprises se sont spécialisées dans les opérations de prépresse, par exemple dans la photogravure pour le flashage, et embauchent des opérateurs.

 

Directeur(trice) de production des industries graphiques

Le directeur de production des industries graphiques organise la production de l'imprimerie afin de respecter les délais et les coûts prévus, en gérant aussi bien l'utilisation des machines que l'emploi du temps de son équipe.

Dynamique, le directeur de production des industries graphiques sait motiver son équipe et la faire avancer vers les objectifs qui ont été fixés. Polyvalent, il connaît dans le détail l'ensemble de la chaîne graphique.chef d'équipe

L'une des missions essentielles du directeur de production des industries graphiques consiste à détecter les technologies à venir qui permettront d'être plus efficace et plus productif. À ce poste, la curiosité est un atout !

 

  • Sa formation: des débuts à bac + 2

Le BTS études de réalisation d'un projet de communication option A études de réalisation de produits plurimédia ou option B études de réalisation de produits imprimés correspond à ce poste puisqu'il vous permet de débuter et d'évoluer dans le secteur de l'imprimerie.

Il se prépare en 2 ans en lycée d'enseignement général et technologique, généralement après un bac S, éventuellement après un bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques ou option B productions imprimées.

Et après ? Pour accéder rapidement à plus de responsabilités, vous devrez obtenir par exemple une licence pro média imprimés et numériques interactifs (bac + 3) qui se prépare en un an après un bac + 2 (BTS ou classes prépa) à l'École internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux (Grenoble) ou, toujours dans cette école, suivre leur cursus d'ingénieur avec l’option ingénierie de la communication imprimée pour obtenir un bac + 5 en 3 ans après un bac + 2.

 

  • Où exerce-t-il?

Les imprimeries de presse, desquelles sortent journaux et magazines, recrutent des directeurs de production des industries graphiques.

Les imprimeries hors presse, c'est-à-dire celles qui produisent des affiches, des imprimés ou des catalogues publicitaires, offrent aussi des opportunités.

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Sérigraphe

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La sérigraphie consiste à imprimer, en un exemplaire unique ou en série, des motifs sur différents supports. Le sérigraphe utilise différentes techniques pour décorer, illustrer ou marquer des vêtements, des textiles d'ameublement, des objets en verre ou en plastique, des affiches, des emballages...

Si le métier de sérigraphe exige de nombreuses compétences techniques, le sens artistique est également incontournable pour créer des motifs originaux et adaptés aux exigences particulières de chaque client. Le procédé demande aussi une grande minutie, afin de ne pas gâcher l'encre et encore moins les supports.

Attention, les conditions de travail sont souvent mauvaises car les ateliers sont bruyants et l'usage de produits chimiques est quotidien. Gare aux allergies ou aux irritations pulmonaires !

 

  • Sa formation: du CAP au Bac pro

Il n'existe pas de filière complète dédiée à la profession de sérigraphe. Néanmoins, il est possible de se former dans des filières approchantes jusqu'au niveau bac pro.

Après la classe de 3e, vous pouvez préparer en 2 ans un CAP sérigraphie industrielle. Ce diplôme reste la référence pour la sérigraphie.

sérigraphe

Après le CAP, vous avez la possibilité de poursuivre vos études 2 années de plus pour décrocher un bac pro artisanat et métiers d'art option communication visuelle, qui élargira vos compétences et vos perspectives d'évolution professionnelle.

Le bac pro réalisation de produits imprimés et plurimédia option A productions graphiques ou option B productions imprimées permettent également d'acquérir des connaissances sur l'ensemble de la chaîne graphique.

  • Où exerce-t-il?

La grande majorité des entreprises du secteur de la sérigraphie sont de petites entreprises artisanales, mais il existe également de très grosses sociétés de sérigraphie industrielle. Toutes recrutent des sérigraphes diplômés capables de s'adapter aux évolutions technologiques.

Certains secteurs, gros utilisateurs de sérigraphie, embauchent aussi en direct des sérigraphes : la monétique, l'automobile, la céramique, l'industrie du verre, du plastique, du textile, etc.

Secteur très concurrentiel, l'imprimerie emploie également de nombreux professionnels de la vente et du marketing (acheteurs, technico-commerciaux, ingénieurs commerciaux, etc.) pour décrocher de nouveaux marchés, négocier les tarifs, acquérir les matières premières au meilleur prix, etc.

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Les métiers de l'image imprimée

Pour créer une affiche, un emballage ou une page de magazine, on fait appel à différents professionnels de l'image. Qu'ils dessinent, mettent en page ou conçoivent des motifs visuels, tous mettent leur créativité au service d'un message ou d'une idée.

Graphiste

graphiste

Une entreprise fait appel à un graphiste pour créer des logos, du papier à en-tête, des cartes de visite, mais aussi pour habiller un site Internet, un cédérom, un jeu vidéo, etc. Le graphiste est ainsi chargé de donner, en images, une identité à un produit ou à une marque.

Maniant aussi bien le crayon que la souris, le graphiste possède en plus une grande faculté d'imagination. Curieux, il s'intéresse à toutes les formes de culture et de création. Il est capable de se réapproprier idées et tendances sans les copier.

Lorsque ses créations ne plaisent pas au client ou au directeur artistique, il sait faire preuve de souplesse : il met son amour propre de côté et retravaille jusqu'à ce que ses propositions soient validées.

 

  • Sa formation: un bac + 2 pour se lancer

À bac + 2/3, plusieurs diplômes vous permettent de vous spécialiser dans le graphisme : le BTS design graphique (option communication et médias imprimés ou communication et médias numériques) le BTS design de communication espace et volume), le DMA arts graphiques option illustration (2 établissements seulement en France : l’école Estienne et le lycée technologique d’arts appliqués Auguste Renoir, tous deux à Paris).

Pour accéder à ces formations, la sélection s'effectue sur dossier après le nouveau bac techno STD2A (« sciences et technologies du design et des arts appliqués), un brevet des métiers d'arts (BMA) ou un brevet de technicien (BT). Si vous avez un bac d'une autre série, vous devrez suivre une année de mise à niveau (MANAA), également très sélective. Attention, la MANAA va progressivement être remplacée par le DNMADE (voir l’encadré « Réforme » au début de ce dossier).

À l'université, il existe des licences professionnelles (bac + 3) axées sur la communication visuelle.

À bac + 4. Après un BTS ou un DMA, une poursuite d'études dans une école supérieure d'arts appliqués (Estienne, Olivier-de-Serres, etc.) vous mènera aux DSAA design typographique ou design et stratégie de communication de l’école Estienne.illustratrice

À bac + 5. Les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts, ENSAD...) délivrent leurs propres diplômes d'un niveau bac + 5. La référence en matière d'arts appliqués est l'ENSAD (Arts Déco) qui permet de se spécialiser dans le design graphique et le multimédia.

Les écoles des beaux-arts (une quarantaine en France) proposent un cycle court (bac + 3) menant au DNA et un cycle long (bac + 5) débouchant sur le DNSEP.

Parmi les autres cursus réputés, on peut citer ceux de l'École de l'image Gobelins (établissement consulaire qui dépend de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris) et le diplôme de l'ESAG Penninghen (établissement privé).

À l'université, il existe des masters (bac + 5) en arts plastiques qui offrent un enseignement théorique mais peu de technique.

 

  • Où exerce-t-il?

Les agences de communication et de design graphique, l'édition et la presse constituent les premiers viviers d'emploi pour les jeunes graphistes.

Les services communication des grosses entreprises ou certaines collectivités locales recrutent également des graphistes diplômés.

Le plus souvent, les jeunes diplômés débutent en free-lance, avec toutes les incertitudes que ce statut implique.

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Illustrateur(trice)

illustrateur

L'illustrateur met en images des histoires et des situations et leur donne une ambiance particulière. Il peut s'agir d'illustrer des livres d'art, des livres pour enfants, des articles de presse ou des publicités.

Activité artistique avant tout, l'illustration exige beaucoup d'imagination et d'invention de la part de l'illustrateur. Illustrer des articles de presse demande, en plus, une bonne culture générale.

L'illustrateur est souvent en concurrence directe avec d'autres indépendants. À lui de trouver un style bien à lui, qui lui permet de se faire remarquer par les directeurs artistiques qu'il démarche régulièrement.

 

  • Sa formation: juste une histoire de talent?

Les plus doués en dessin peuvent tenter de se lancer sans aucun diplôme. Mais un bac + 2 dans le domaine des arts plastiques ou arts graphiques constitue un atout.

À bac + 2. Après un bac STD2A, 2 diplômes de niveau bac + 2 vous préparent à la profession : le BTS design graphique option communication et médias imprimés et le DMA arts graphiques option illustration.

Si vous êtes titulaire d'un autre bac, vous devez suivre obligatoirement une année de mise à niveau en arts appliqués (MANAA) pour être accepté dans l'une de ces formations. Attention, la MANAA va progressivement être remplacée par le DNMADE (voir l’encadré « Réforme » au début de ce dossier).

Au niveau bac + 4, il existe un diplôme spécialisé dans l’illustration médicale et scientifique : le DSAA design d’illustration scientifique qui se prépare en 2 ans à l’école Estienne à Paris après le BTS ou le DMA.

À bac + 5. Enfin, plusieurs diplômes d’écoles vous permettent d’acquérir une solide formation en illustration après le bac : par exemple, le diplôme en 5 ans de l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) spécialisation image imprimée, et le DNSEP option communication mention illustration qui se prépare aussi 5 ans à la Haute école des arts du Rhin (sites de Strasbourg et site de Mulhouse) et à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il peut s’obtenir en 2 ans, après un DNA (diplôme national d’art) option art.

illustrateur

  • Où exerce-t-il?

L'édition fait travailler beaucoup d'illustrateurs, essentiellement dans le domaine des livres pour enfants. Cependant, les éditeurs d'ouvrages pour adultes, comme les encyclopédies, font aussi appel à leurs services.

La presse, qu'elle soit généraliste ou spécialisée, emploie régulièrement des illustrateurs.

Les agences de publicité ou de communication ont recours aux illustrateurs le temps d'une campagne ou d'un événement.

Contrairement aux illustrateurs, les artistes peintres (comme les sculpteurs) peuvent laisser libre court à leur imagination et leur sensibilité. Mais, même quand on s'appelle Ben ou Daniel Buren, participer à des appels d'offres et répondre à des commandes est indispensable. Certains artistes font des décors de spectacle ou de cinéma, d'autres réalisent des fresques sur des façades, décorent des appartements ou des restaurants, aménagent des espaces urbains...

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Maquettiste maquettiste

Le maquettiste conçoit la mise en page de tous types de supports, qu'il s'agisse de journaux, de magazines, de plaquettes publicitaires, de livres, de brochures, de sites internet ou de cédéroms. Il organise le contenu des pages, c'est-à-dire des textes et images, de manière à les rendre attrayantes et claires pour les lecteurs.

Bien que le travail soit encadré, notamment avec l'obligation de respecter une charte graphique, il faut être suffisamment imaginatif et curieux des tendances pour proposer une nouvelle maquette ou faire évoluer une maquette existante. Le maquettiste travaille souvent dans l'urgence. On attend de lui beaucoup de réactivité.

 

  • Sa formation: de bac + 2 à bac + 5

À bac + 2. Le BTS design graphique option communication et médias imprimés ou option communication et médias numériques vous prépare au métier de maquettiste. Vous pouvez l'envisager en 2 ans après le BT dessinateur maquettiste option arts graphiques (niveau bac), le bac technologique STD2A ou un bac d'une autre série suivi d'une année de mise à niveau (MANAA). Attention, la MANAA va progressivement être remplacée par le DNMADE (voir l’encadré « Réforme » au début de ce dossier).

maquettiste

À bac + 4. Après le BTS, les écoles supérieures d'arts appliqués (ESAA) proposent une poursuite d'études en DSAA (bac + 4) : DSAA design typographique, ou encore DSAA design et stratégie de communication de l’école Estienne.

À bac + 5. Les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts ou ENSBA, ENSAD...) délivrent leurs propres diplômes d'un niveau bac + 5. La référence dans le domaine des arts appliqués est l'ENSAD (Arts Déco) qui forme aux nouvelles technologies.

Les écoles des beaux-arts (une cinquantaine en France) proposent un cycle court (bac + 3) menant au DNA option design et un cycle long (bac + 5) débouchant sur le DNSEP option communication ou design.

De nombreuses écoles privées (ESAG...), dont la réputation auprès des professionnels est inégale, proposent également des formations de durée variable.

 

  • Où exerce-t-il?

Les agences de communication, tout comme les agences spécialisées dans la réalisation de journaux d'entreprise, constituent un important débouché pour les jeunes maquettistes.

La presse traditionnelle et les maisons d'édition ouvrent aussi leurs portes aux jeunes diplômés.

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Directeur(trice) artistique

Le directeur artistique, également appelé DA, traduit en images le ou les messages qu'un annonceur veut faire passer dans le cadre d'une campagne publicitaire. Il travaille toujours en binôme (ou « team ») avec un concepteur-rédacteur qui s'occupe principalement du texte.directeur artistique

 

  • Sa formation: quand le book prime sur le diplôme

Il n'y a pas de formation spécifique au métier de directeur artistique. La qualité de votre book parlera pour vous. Néanmoins, un bon niveau de culture générale et une formation en arts graphiques sont recommandés.

À bac + 2/3. Le BTS design graphique option communication et médias imprimés ou communication et médias numériques le DMA arts graphiques option illustration, le DNA option design vous permettent d'accéder à des fonctions créatives dans une agence. Le BTS se prépare en 2 ans, le DNA en 3 ans après le bac.

Pour un accès direct en BTS et en DMA, le bac STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) est exigé. À défaut, vous devrez passer par une année de mise à niveau (MANAA). Attention, la MANAA va progressivement être remplacée par le DNMADE (voir l’encadré « Réforme » au début de ce dossier).

À l'université, vous pouvez préparer la licence pro activités et technique de communication, parcours conception et réalisation de produits et services multimédia à Tours (bac + 3).

À bac + 4. Le BTS design graphique permet une poursuite d'études en 2 ans en DSAA design graphique, niveau bac + 4 (École Olivier-de-Serres) ou en DSAA design et stratégie de communication (école Estienne).

À bac + 5. Le DNA option design vous permet quant à lui de préparer en 2 ans dans la continuité un DNSEP option design. Ce diplôme bac + 5 est un plus pour intégrer les grandes agences de publicité.

L'école nationale des arts décoratifs (ENSAD) est l'une des écoles les plus cotées. Son diplôme de l’école avec la spécialisation image imprimée (bac + 5) constitue un bon passeport pour un accès direct à un poste de directeur artistique junior.

Parmi les formations privées, on peut citer celles de l'école de l'image Gobelins et le diplôme de l'ESAG Penninghen spécialisé dans la direction artistique.

À l’université, après une licence mention arts plastiques, une poursuite d'études est envisageable vers un master pro, par exemple, mention arts et technologies de l'image spécialité arts et technologies de l'image virtuelle (Paris 8).

 

  • Où exerce-t-il?

directeur artistiqueLes créatifs, et parmi eux les directeurs artistiques, représentent 20 % des effectifs des plus prestigieuses agences de conseil en communication ou de publicité. Elles recherchent régulièrement des assistants et des DA juniors.

Quelques grandes entreprises, comme des constructeurs automobiles ou des entreprises de fabrication d'emballages, recrutent leurs propres directeurs artistiques, mais elles sont rares. Dans le secteur de l'édition et de la presse, le métier de directeur artistique renvoie à une réalité différente. Responsable de l'identité visuelle de chaque livre ou magazine publié, le directeur artistique coordonne les activités des graphistes et des maquettistes, sélectionne illustrateurs et photographes, encadre leur travail, propose des solutions visuelles pour chaque projet. C'est un poste hautement stratégique.

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Designer industriel

Le designer industriel imagine la forme d'objets du quotidien, qu'il s'agisse de téléphones, d'automobiles, d'emballages de produits ménagers ou d'appareils électroménagers. Il doit ensuite suivre la conception de ces nouveaux produits, de leur naissance jusqu'à leur réalisation.

designer automobile

Avoir du flair, détecter les tendances, est indispensable pour imaginer les formes et les couleurs qui séduiront demain les consommateurs. Pragmatique, le designer industriel doit aussi être capable de concilier sa créativité avec les objectifs commerciaux et avec les impératifs liés à la production en grande série.

 

  • Sa formation: plusieurs parcours post-bac possibles

Avant de vous lancer dans des études de designer industriel, vous devez obtenir un bac STD2A, un bac STI2D ou un bac S.

Au niveau bac + 2, le BTS design de produits ou le BTS conception de produits industriels vous offre un premier niveau d'accès.

À bac + 3, le DNA option design permet également d'être recruté en tant qu'assistant designer industriel. Après le DNA, une poursuite d’études vers le DNSEP option design est envisageable.

L’université propose des licences pro, par exemple, la licence pro innovation et développement industriel (université UPMC).

designer industriel

Au niveau bac + 4 et bac + 5, on trouve les diplômes très côtés de plusieurs écoles :

- le DSAA design produits se prépare en 2 ans à l'ENSAAMA (Olivier-de-Serres Paris), après un BTS ou un DMA et permet d'envisager des postes de responsable en agence ou bureaux de création d'entreprise. Il donne un niveau bac + 4.

- le diplôme de l'ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) propose une spécialisation en design objet (bac + 5) ;

- le diplôme de création industrielle de l'ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle, dite « Les Ateliers », bac + 5) ;

- master recherche spécialité conception, industrialisation, risque, décision de l'ENSAM (Arts et Métiers ParisTech) de Paris (bac + 5).

Par ailleurs, certaines écoles d'architecture proposent des options en design industriel. Quant aux écoles d'ingénieurs, elles peuvent intégrer dans leurs diplômes des modules de design industriel ou proposer des spécialisations dans ce domaine en master pro, master recherche ou mastère spécialisés.

Il existe enfin de nombreuses écoles privées, comme Créapôle (Paris) ou le Strate École de design (Sèvres).

 

  • Où exerce-t-il?

Pour les débutants, les débouchés se situent avant tout dans les agences de design.

Dans les grandes entreprises industrielles, des départements design plus ou moins importants peuvent aussi offrir des opportunités de carrière.

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Les métiers du multimédia

Les TIC (technologies de l’information et de la communication) constituent un vivier d'emplois important pour ceux qui aiment conjuguer créativité et technicité. Une grande partie des fonctions proposées correspond à des métiers traditionnels de l'image, mais qui se sont adaptés aux outils de la création numérique.

Animateur(trice) 3D

L'animateur 3D modélise et anime des images de synthèse pour le web, la publicité, le cinéma ou encore les jeux vidéo. Selon la taille du projet, il peut être amené à se spécialiser dans un seul type d'animation 3D : les décors, les personnages, les textures, etc.

réalité virtuelle

Une excellente connaissance des proportions, de l'équilibre des masses est indispensable pour devenir animateur 3D. Il faut aussi maîtriser différents styles graphiques, du manga au cartoon !

 

  • Sa formation: à la fois technique et artistique

Des études en relation avec les arts graphiques du secteur technique ou artistique et une formation en infographie sont à privilégier pour exercer ce métier.

À bac + 2, vous pouvez envisager, un BTS design graphique option communication et médias numériques ou le DMA cinéma d’animation (école Estienne et Institut Sainte-Geneviève à Paris).

À bac + 3, la plus prestigieuse formation dans ce domaine est celle dispensée par les Gobelins : la licence professionnelle mention techniques et activités de l’image et du son, parcours gestion de la production audiovisuelle (animation, cinéma et télévision). Toujours aux Gobelins, il vous est également possible de préparer en 3 ans le diplôme de concepteur et réalisateur de films d'animation, accessible après un bac général ou technologique, visant le métier d'animateur de jeux vidéo.

Enfin, à bac + 5, l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) propose un diplôme de concepteur-créateur en arts décoratifs - cinéma d’animation.

 

  • Où exerce-t-il?

L'animateur 3D travaille essentiellement dans les bureaux de création des sociétés de production ou d'édition.

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Webdesigner

Responsable de l'aspect graphique d'un site web, le webdesigner conçoit aussi bien la charte graphique que tous les éléments d'illustration : logos, pictogrammes, choix des couleurs, etc.

Pour chaque site web, il faut proposer un univers complètement différent des autres. Le webdesigner doit avoir l'imagination fertile ! Curieux, il se tient informé des avancées technologiques et des évolutions graphiques. Il met en permanence ses connaissances à jour pour être toujours à la pointe.

 

  • Sa formation: de moins en moins d'autodidactes

webdesigner

À bac + 2. Si les passionnés peuvent encore justifier de leur talent pour débuter, il est toutefois préférable désormais de pouvoir justifier d'au moins un bac + 3 pour se lancer dans le métier de webdesigner. Ainsi, vous pouvez envisager un BTS design graphique option communication et médias numériques. À l’université, vous pouvez préparer un DUT métiers du multimédia et de l’Internet comme première étape pour accéder à ce métier.

À bac + 3. À l’université, vous pouvez préparer une licence pro métiers du design, parcours design web et mobile (université Paris 8). L'institut supérieur des arts appliqués de Paris (Lisaa) propose un bachelor (bac + 3) de motion designer.

À bac + 4. Vous pouvez tout à fait envisager un master pro, par exemple, le master pro arts et technologies de l’image, parcours arts et technologies de l’image virtuelle (Université Paris 8), le master création numérique parcours design d’interface multimédia et d’Internet à Paris 13 (Villetaneuse).

L'ESAG Penninghen, établissement privé d'enseignement supérieur sous tutelle du ministère de l'Éducation nationale propose une formation de « directeur/trice artistique image et média ».

À bac + 5. Les écoles des beaux-arts (une quarantaine en France) proposent un cycle court (bac + 3) menant au DNA option design et un cycle long (bac + 5) qui débouche sur le DNSEP option art, avec une mention design graphisme multimédia par exemple comme à Pau.

webdesigner

Les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts ou ENSBA, ENSAD...) délivrent leurs propres diplômes d'un niveau bac + 5. La référence dans le domaine des arts appliqués est l'ENSAD (Arts Déco) qui forme aux nouvelles technologies et à l'animation.

De nombreuses écoles privées, dont la réputation auprès des professionnels est inégale, proposent également des formations de durée variable. Certaines ont une excellente réputation : Les Gobelins-École de l'image, Supinfocom Rubika à Valenciennes, l'école Émile-Cohl (Lyon) ou encore l'EMCI (École des métiers de la création infographique) à Angoulême.

 

  • Où exerce-t-il?

Les agences web et les studios de création font appel à des webdesigners pour répondre aux commandes graphiques et visuelles de leurs clients.

Il est de plus en plus fréquent pour les webdesigners de travailler en indépendant pour des commandes ponctuelles d'agences ou directement de clients.

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Infographiste

L'infographiste participe à la création de dessins animés, de jeux vidéo, de cédéroms ou de films d'animation. Il anime des personnages, réalise des logos d'émissions en 3D ou met au point des images de synthèse.infographiste

Pour exercer cette profession, la capacité à imaginer des formes, des couleurs et des univers attractifs est indispensable. La polyvalence est aussi de mise : l'infographiste doit être capable de travailler sur des projets de natures variées et s'adapter à de nouveaux outils.

 

  • Sa formation

À bac + 2/3, vous pouvez obtenir un BTS design graphique option communication et médias numériques ou le DMA cinéma d'animation, première étape pour accéder au métier d'infographiste.

La sélection s'effectue sur dossier avec le bac techno STD2A, un brevet des métiers d'arts (BMA) ou un brevet de technicien (BT). Avec un bac d'une autre série, vous devrez suivre une année de mise à niveau (MANAA). Attention, la MANAA va progressivement être remplacée par le DNMADE (voir l’encadré « Réforme » au début de ce dossier).

À l'université, il existe la licence pro (bac + 3) mention métiers du numérique : conception, rédaction et réalisation web parcours Infographie, webdesign et multimédia (université de Cergy-Pontoise).

infographistes

À bac + 4. Le DSAA design et stratégie de communication donne un niveau bac + 4 et il est proposé uniquement à l'école Estienne.

À bac + 5. Les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts ou ENSBA, ENSAD...) délivrent leurs propres diplômes d'un niveau bac + 5. La référence dans le domaine des arts appliqués est l'ENSAD (Arts Déco) qui forme aux nouvelles technologies et à l'animation.

Les écoles des beaux-arts (une cinquantaine en France) proposent un cycle court (bac + 3) menant au DNA option design et un cycle long (bac + 5) débouchant sur le DNSEP option art avec une mention design graphique et multimédia par exemple à Pau.

À l'université, au niveau master (bac + 5), on peut citer le master pro mention arts visuels parcours multimédia (Strasbourg 3) et le master pro informatique spécialité jeux et médias interactifs numériques (Angoulême).

En école. De nombreuses écoles privées ou consulaires, dont la réputation auprès des professionnels est inégale, proposent également des formations de durée variable. Certaines ont une excellente réputation : École de l'image Gobelins CCIP, Supinfocom Rubika Valenciennes, l'école Émile-Cohl (Lyon) ou encore l'EMCI (École des métiers de la création infographique) à Angoulême.

 

  • Où exerce-t-il?

Les sociétés multimédia, qui produisent des cédéroms, des jeux vidéo ou des sites internet, constituent le premier débouché pour les jeunes infographistes.

Les agences de communication et de publicité ainsi que les sociétés de production audiovisuelles recrutent également ce genre de profil, le plus souvent en indépendant.

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Concepteur(trice)-réalisateur(trice) multimédia

Le concepteur-réalisateur multimédia accompagne la naissance d'un produit multimédia, qu'il s'agisse d'un jeu vidéo, d'un DVD ou d'un site Internet. Il en détermine l'architecture générale, c'est-à-dire qu'il organise et met en scène les différents contenus pour les rendre attractifs. Puis il conçoit les moyens de navigation qui permettent d'accéder aux informations.concepteur

Polyvalent, le concepteur-réalisateur multimédia aborde les questions de technique, de design et de contenu. Imaginer le parcours des utilisateurs dans un cédérom ou proposer des astuces facilitant l'utilisation du produit demande une imagination bouillonnante mais aussi un certain esprit pratique !

 

  • Sa formation: dès le bac + 2

À bac + 2/3. Vous pouvez accéder au métier de concepteur-réalisateur multimédia à partir de diplômes de niveau bac + 2. Néanmoins, sachez que le niveau d'exigence va en s'élevant.

Le DUT services et réseaux de communication et le BTS design graphique option communication et médias numériques qui se préparent en 2 ans après un bac, peuvent constituer un moyen d'accéder à l'univers du multimédia.

Une poursuite d'études vers la licence professionnelle (bac + 3) vous permettra par la suite de vous spécialiser.

conceptrice

À bac + 5, différents masters pro mènent à ce métier. On peut citer, par exemple, le master pro AIGEME (applications informatiques mention gestion, études, enquêtes, multimédia, e-formation) de l'université de Paris 3, ou encore le master pro mention design, médias, technologies multimédia interactif de Paris 1.

Quelques écoles d'ingénieurs proposent également des formations spécifiques, notamment l'IMAC (Institut du multimédia et architecture de la communication) et l’IMT Lille-Douai.

Après un bac + 5, il est possible de préparer un mastère spécialisé (bac + 6), comme le mastère spécialisé concepteur de projet digital proposé conjointement par Telecom Paris Tech et l’INA.

Enfin, des écoles privées se sont spécialisés dans le multimédia, telles l'École multimédia (Paris) et Supinfocom Rubika à Valenciennes ou l’IIM (Institut de l’Internet et du multimédia) à Paris-La Défense. Les frais de scolarité dans ce type d'établissements oscillent en général entre 6 500 à 9 500 euros par an.

 

  • Où exerce-t-il?

Qu'elles créent des sites Internet ou des DVD, les sociétés d'édition multimédia constituent les recruteurs privilégiés des débutants.

Il existe aussi des opportunités dans les sociétés de conseil en communication orientées vers le multimédia, ainsi que dans les ESN (entreprises de services du numérique) développant des sites Internet ou Intranet pour leurs clients.

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Mes ressources utiles

CERIG, Centre d'études et de ressources des industries graphiques

461, rue de la papeterie CS 10065, 38402 Saint-Martin-d'Hères cedex, tél. 04 76 82 69 00

http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr//

 

ADAGP, Association des auteurs dans les arts graphiques et plastiques

11, rue Berryer, 75008 Paris, tél. 01 43 59 09 79

http://www.adagp.fr

 

AFD, Alliance Française des designers

c/o Union des photographes professionnels 11, rue de Belzunce, 75010 Paris

http://www.alliance-francaise-des-designers.org

 

UNPI, Union nationale des peintres-illustrateurs

11, rue Berryer, 75008 Paris, tél. 01 45 70 79 23

http://www.unpi.net

 

SAIF, Société des auteurs des arts visuels et de l'image fixe

82, rue de la Victoire, 75009 Paris, tél. 01 44 61 07 82

http://www.saif.fr

 

Union nationale des industries de l’impression et de la communication (UNIIC)

68, bd Saint-Marcel, 75005 Paris, tél. 01 44 08 64 46

http://uniic.org/

 

Groupement des métiers de l'imprimerie

21-23, rue Saint-Maur, 75011 Paris, tél. 01 55 25 67 57

http://www.gmi.fr

 

Métiers et secteurs

 

INMA, Institut national des métiers d'art

Animé par l'INMA (Institut national des métiers d'art), ce site officiel permet de suivre toute l'actualité du secteur des métiers d'art : festivals, salons, prix et distinctions et de s'informer sur les formations et les métiers.

http://www.institut-metiersdart.org/

 

Étapes Graphiques

Version internet du célèbre magazine dédié au graphisme, au design, à l'image et à la création.

http://www.etapes.com

 

Kob-one

Communauté de créatifs. Après inscription, vous pouvez notamment participer au forum de discussion et poster votre CV.

http://www.kob-one.com

 

Placeaudesign.com

L'histoire et les mots du design, la profession de designer, des ressources documentaires... Autant de rubriques d'un site indispensable pour découvrir le design et comprendre le rôle des designers dans le monde de l'industrie et du marketing.

http://www.placeaudesign.com

 

GMI, Groupement des métiers de l'imprimerie

Quelques informations sur le secteur, une rubrique actualité et la possibilité de déposer une demande d'emploi sur le site.

http://www.gmi.fr

 

Choix de formations - orientation

 

CNAP, centre national des arts plastiques

L'espace en ligne du centre de ressources fourmille d'information sur les écoles d'art.

http://www.cnap.fr

 

Écoles - organismes de formation

 

ENSAAMA, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art

Présentation des formations et de l'ouverture de l'école à l'international. Outre les formations et la vie de l'école, il est possible de découvrir le développement des relations internationales de cet établissement.

http://ensaama.net/site/

 

ENSCI, École nationale supérieure de création industrielle

Présentation des missions, des formations et de l'actualité de l'école. Sans oublier les diplômes préparés.

http://www.ensci.com

 

École nationale supérieure des beaux-arts

La rubrique « Formations » renseigne sur les enseignements, la vie étudiante...

http://www.beauxartsparis.fr/fr/

 

Emploi et recrutement

 

Pixelcreation

Magazine en ligne dédié à toutes les formes d'images. Pour les amoureux de l'image, ce site portail d'informations et de services destinés aux professionnels et aux passionnés d'arts visuels, de graphisme et de design, propose un panorama des formations aux métiers de l'infographie, ainsi que des offres d'emploi. Côté pratique, des conseils sur l'utilisation de logiciels. Des offres d'emploi et une « encyclopédie graphiques » sont aussi disponibles.

http://www.pixelcreation.fr

 

Graphic-Jobs

Des offres d'emploi dans le domaine des arts graphiques et la possibilité de déposer son CV en ligne. Un forum et des dossiers donnent accès à d'autres informations, sur les salaires, les recrutements et les entreprises du secteur.

http://www.graphic-jobs.com

 

Mayday Online

Cette agence d'intérim spécialisée (maquettiste, webdesigner, chef de fabrication des industries graphiques, etc.), présente succinctement les métiers du secteur. Possibilité d'envoyer son CV.

http://www.mayday-online.net

 

Actualités spécialisées

 

Quotidien des arts graphiques

Intéressant pour se tenir informé de l'actualité du secteur de l'industrie graphique : vie des entreprises, interviews, agenda professionnel...

http://www.graphiline.com

 

Études et statistiques

 

IREP, institut de recherches et d'études publicitaires

À consulter notamment pour les chiffres clés du marché publicitaire qui donnent des précisions sur le secteur.

http://www.irep.asso.fr

 

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